Le pressurage :
Il a lieu immédiatement après les vendanges. Au cours du pressurage, le jus s'écoule dans des cuves spéciales appelées "belons" . On laisse ensuite le jus décanter : c'est le débourbage ; en même temps, on pratique un sulfitage du moût, c'est-à-dire le jus de raisin. Le sulfitage consiste à ajouter de l'anhydride sulfureux, d'une part pour protéger le vin de l'oxydation au contact de l'oxygène de l'air et d'autre part pour faciliter la décantation. Puis on soutire le moût par pompage. Les "bourbes" et l'écume restent au fond du belon.
Les Fermentations :
Au cours de cette phase, le vin bouillonne et fait du bruit : c'est la fermentation alcoolique. Les cuves ou les fûts ne sont pas complètement remplis afin d'éviter les débordements intempestifs. On complète progressivement ; cette opération s'appelle l'ouillage .
Lorsque cette fermentation est terminée, on procède à un premier soutirage qui permet d'éliminer les dépôts les plus grossiers.
Puis on pratique dans certains cas la fermentation malolactique . En particulier les années de forte acidité des moûts. Elle peut être spontanée ou provoquée. Il s'agit d'une transformation de l'acide malique en acide lactique, sous l'action de bactéries spécifiques. L'aspect acide du vin est éliminé.
L'Assemblage :
L'assemblage consiste à marier des vins clairs ou tranquilles issus de terroirs, de cépages et d'années différentes. Le plus souvent, on joue sur ces trois paramètres. C'est le cas en particulier chez les grandes maisons du champagne qui se doivent de maintenir une "tendance" qui leur est caractéristique.
Le tirage :
Il
a lieu au printemps. Ce n'est ni plus ni moins que la mise en bouteilles.
La prise de mousse :
Les bouteilles sont descendues en cave pour être "entreillées", c'est-à-dire couchées à l'horizontale sur des lattes en bois : c'est le début de la seconde fermentation ; les bouteilles sont couchées à plat de façon à maintenir le contact entre la sédimentation des levures et le vin. La durée de la prise de mousse dépend de la température; elle doit être basse et constante : 10/12 °C. Généralement, elle dure 6 mois. Plus la fermentation est lente et régulière, plus les bulles sont fines.
Le vieillissement du Champagne :
Les levures ont provoqué la prise de mousse et continuent de jouer un rôle bénéfique après leur mort : elles restituent les matières azotées accumulées au cours de leur vie. Ces matières seraient d'excellents supports pour les arômes.
Le remuage :
Nous utilisons pour notre part : une méthode mécanique plus rapide et tout aussi efficace : "les gyropalettes".
Le dégorgement :
Désormais, on pratique la technique du dégorgement "à la glace" : l'extrémité du goulot est plongée dans un bain réfrigéré de -20°C. Un glaçon se forme et emprisonne le dépôt. Puis la bouteille est dégorgée : la capsule est enlevée et le glaçon est expulsé par la pression qui règne à l'intérieur de la bouteille. Celle-ci perd environ 1kg de pression au cours de l'opération.
Le Dosage :
A ce niveau nous ajoutons une petite quantité de sucre sous forme de liqueur pour obtenir un champagne brut, sec ou demi-sec.
Notre gamme comporte également un extra-brut : La cuvée vive.
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